REM: l’annonce du consortium reportée

REM: l’annonce du consortium reportée

Cinq consortiums seraient toujours en lice pour la construction du futur REM.

Crédit photo : Archives - Brossard Éclair

TRANSPORT. CDPQ-Infra, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) responsable du projet du Réseau électrique métropolitain (REM), reporte à une date indéterminée l’annonce des consortiums qui bâtiront le futur train électrique. L’annonce était initialement prévue pour le 10 novembre.

Si CDPQ-Infra n’a pas dévoilé les raisons de ce report, plusieurs motifs peuvent cependant être évoqués.

Mentionnons que l’entreprise ontarienne Aecon, membre du consortium NouvLR, pressentie pour construire les infrastructures et les stations du futur REM, a récemment été acquise par la société chinoise CCC International Holding (CCCI). Cette transaction avait soulevé l’inquiétude d’Ottawa en raison de la proximité supposée entre la compagnie et le gouvernement chinois.

On craindrait également la réaction que pourrait susciter la sélection de consortiums étrangers.

Selon le Journal de Montréal, cinq consortiums seraient toujours en lice, soit le Consortium NouvLR (SNC-Lavalin, Dragados, Aecon, Pomerleau et EBC), le Partenariat Kiewit et Eurovia, le Groupe des partenaires pour la mobilité des Montréalais (Alstom et SNC-Lavalin), l’Alliance Montréal Mobilité (Parsons, Hyundai Rotem et RATP Dev Canada) ainsi que Bombardier.

Rappelons que la Caisse a mentionné à plusieurs reprises que certains consortiums sélectionnés proviendront du Québec. Elle n’a toutefois pas imposé un minimum de contenu québécois pour le projet.

Évalué à 6 G$, le REM prévoit 67 kilomètres de voies reliant la Rive-Sud, Montréal et la couronne nord. Le train électrique devrait entrer en fonction d’ici la fin de 2020.