Les conteneurs de vêtements usagés dans Longueuil, un problème actuel

Publié le 30 novembre 2016

Dans son édition du 13 avril, Le Courrier du Sud faisait état des préoccupations d’organismes communautaires de Longueuil face à l’envahissement du territoire par les conteneurs de récupération de vêtements usagés en provenance d’organismes extérieurs au territoire et, qui plus est, d’intérêts privés intéressées à envahir ce marché très lucratif.

Le règlement de la Ville de Longueuil pour limiter ces effets négatifs est entré en vigueur il y a officiellement plus de trois mois. Hélas, les effets négatifs craints par nos organismes ne font que se confirmer, comme si ce règlement n’était fait que pour exister sur papier.

À preuve, le principal exploitant de ces conteneurs dans l’arr. du Vieux-Longueuil n’a fait que retirer la plupart de ses conteneurs orange de l’époque pour les remplacer par des conteneurs blancs, plus anonymes et affichant maintenant un numéro de bienfaisance de l’Agence du revenu du Canada. Par contre, la plupart de ces conteneurs se retrouvent exactement aux mêmes endroits qu’antérieurement, endroits devenus interdits comme des terrains vacants ou accolés complètement à des terrains résidentiels et privés ou, encore, sur l’emprise de la Ville. On retrouve aussi des conteneurs de Karimou, FSDH et autres, contrevenant aussi de façon évidente au règlement actuel.

Quand on stationne son véhicule dans un endroit interdit à Longueuil, les contraventions arrivent vite et cela permet de mieux gérer la circulation. Dans le cas d’intention flagrante de non-respect de la nouvelle réglementation sur les conteneurs de vêtements, on aimerait bien que l’administration municipale en prenne acte et agisse en conséquence.

François Morin