Les déficits de 10 G$, un «objectif», dit Trudeau

Publié le 9 décembre 2015

Justin Trudeau n'a pas voulu réitérer ce qu'il avait mis de l'avant pendant la campagne électorale, soit que le montant annuel des déficits en question serait de 10 milliards $.

©La Presse Canadienne

OTTAWA. L'engagement de limiter à 10 milliards $ le montant des déficits pour chacune des deux prochaines années financières est désormais présenté comme un «objectif» par Justin Trudeau.

En conférence de presse à Ottawa, mercredi, le premier ministre a réaffirmé sa promesse de renouer avec l'équilibre budgétaire en 2019-2020, mais pas celle de plafonner le montant des déficits annuels à 10 milliards $.

Il a insisté sur le fait que ces déficits devaient être perçus comme des investissements pour stimuler la croissance économique, qui a été anémique sous le précédent gouvernement conservateur.

M. Trudeau n'a pas voulu réitérer ce qu'il avait mis de l'avant pendant la campagne électorale, soit que le montant annuel des déficits en question serait de 10 milliards $, disant que l'avenir nous dira si «on va pouvoir tenir à ce niveau-là».

Les libéraux ont conçu leur plateforme économique en se basant sur le montant de 10 milliards, mais le premier ministre Trudeau a refusé de parler d'un engagement brisé, mercredi, lorsque la question lui a été posée.

Les propos de M. Trudeau surviennent deux jours après que son ministre des Finances, Bill Morneau, eut reconnu que les revenus générés par la hausse d'impôt pour les plus riches ne suffiront pas à financer entièrement la baisse du taux d'imposition pour la classe moyenne.

Cette refonte du régime fiscal des particuliers, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2016, coûtera 1,2 milliard $ au trésor public en 2016-2017, a spécifié lundi le ministre Morneau.

La Presse Canadienne

En manchette

Un marathon à 80 ans, y'a (presque) rien là !

PORTRAIT. Ce ne sont pas ses 80 ans qui vont freiner l'entrain d'Yvette Drapeau, qui parcourra les 42 km du Marathon SSQ Québec-Lévis, le 25 août. Une épreuve tout à fait réalisable à ses yeux, à laquelle elle se mesurera afin d'amasser des fonds pour la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie.

Des entraîneurs de grande classe

OPINION. Ce ne sont pas tous les entraîneurs qui ont mon respect. J’en ai vu des vertes et des pas mûres en trois Jeux du Québec. J’en ai entendu des pas pires aussi. Mais je dois lever mon chapeau à Marc Jussaume et à Laurie Champagne-Généreux, les entraîneurs de l’équipe féminine de volleyball de Richelieu-Yamaska.

Les déficits de 10 G$, un «objectif», dit Trudeau

Publié le 9 décembre 2015

Justin Trudeau n'a pas voulu réitérer ce qu'il avait mis de l'avant pendant la campagne électorale, soit que le montant annuel des déficits en question serait de 10 milliards $.

©La Presse Canadienne


OTTAWA. L'engagement de limiter à 10 milliards $ le montant des déficits pour chacune des deux prochaines années financières est désormais présenté comme un «objectif» par Justin Trudeau.

En conférence de presse à Ottawa, mercredi, le premier ministre a réaffirmé sa promesse de renouer avec l'équilibre budgétaire en 2019-2020, mais pas celle de plafonner le montant des déficits annuels à 10 milliards $.

Il a insisté sur le fait que ces déficits devaient être perçus comme des investissements pour stimuler la croissance économique, qui a été anémique sous le précédent gouvernement conservateur.

M. Trudeau n'a pas voulu réitérer ce qu'il avait mis de l'avant pendant la campagne électorale, soit que le montant annuel des déficits en question serait de 10 milliards $, disant que l'avenir nous dira si «on va pouvoir tenir à ce niveau-là».

Les libéraux ont conçu leur plateforme économique en se basant sur le montant de 10 milliards, mais le premier ministre Trudeau a refusé de parler d'un engagement brisé, mercredi, lorsque la question lui a été posée.

Les propos de M. Trudeau surviennent deux jours après que son ministre des Finances, Bill Morneau, eut reconnu que les revenus générés par la hausse d'impôt pour les plus riches ne suffiront pas à financer entièrement la baisse du taux d'imposition pour la classe moyenne.

Cette refonte du régime fiscal des particuliers, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2016, coûtera 1,2 milliard $ au trésor public en 2016-2017, a spécifié lundi le ministre Morneau.

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