Procès Turcotte: vibrant cri du cœur d'Isabelle Gaston

Publié le 18 décembre 2015

Isabelle Gaston.

©TC Media – Elaine Nicol

SAINT-JÉRÔME. Dans le cadre des représentations sur sentence, vendredi matin au palais de justice de Saint-Jérôme, Isabelle Gaston est venue s'adresser au juge André Vincent pour expliquer les conséquences qu'avaient eu sur elle les meurtres de ses deux enfants, Olivier et Anne-Sophie.

À la fin de son plaidoyer, elle s'est tournée vers l'accusé et lui a lancé: «Je veux que tu saches Guy Turcotte, tu as atteint ton objectif. Tu m'as brisé à jamais le cœur. Par contre, malgré tous les préjudices que j'ai encaissés à cause de toi, je veux que tu saches que tu n'as pas tué ma résilience, tu n'as pas tué ma capacité à m'émerveiller et ma capacité d'aimer. Même brisé, mon cœur battra toujours très fort pour Olivier et Anne-Sophie. Grâce à eux, je suis une meilleure personne».

En s'adressant au juge André Vincent, Isabelle Gaston a aussi souligné: «Je suis debout, je suis résiliente, mais j'espère qu'au moment où vous rendrez votre sentence, il y aura ce bout de papier et l'écho de ma voix pour vous rappeler une partie de ce que j'ai enduré par la faute de Guy Turcotte.»

«En tuant Olivier et Anne-Sophie, Guy Turcotte a brisé mon cœur et une grande partie de qui j'étais. Il a anéanti le précieux choix de vie que j'avais fait soit celui d'être une maman. La maman qui existait en 2009 n'existe plus et n'existera plus jamais. Socialement, psychologiquement, financièrement et professionnellement. Olivier était le plus merveilleux des petits garçons et Anne-Sophie, la plus extraordinaire des petites filles», a dit Isabelle Gaston avec la voix chargée d'émotions.

À ce moment, dans le box des accusés, Guy Turcotte a éclaté en sanglots.

Elle a expliqué au juge Vincent qu'elle a dû faire des changements de carrière et renoncer à son travail de coroner, puisque les nombreuses démarches judiciaires la rendaient moins disponible pour prendre de nouveaux dossiers.

En manchette

Les prouesses de Gonsalves ont aidé à envoyer un québécois à Rio

HALTÉROPHILIE. Lors des Championnats panaméricains d'haltérophilie, tenus du 5 au 12 juin à Carthagène, en Colombie, il était prévisible que l'équipe féminine canadienne réussisse à obtenir une place pour les Jeux olympiques de Rio et que ce billet irait à la meilleure haltérophile au Canada, Marie-Ève Beauchemin-Nadeau, du club Fortius de Brossard. Ce fut fait, sans surprise.

Procès Turcotte: vibrant cri du cœur d'Isabelle Gaston

Publié le 18 décembre 2015

Isabelle Gaston.

©TC Media – Elaine Nicol


SAINT-JÉRÔME. Dans le cadre des représentations sur sentence, vendredi matin au palais de justice de Saint-Jérôme, Isabelle Gaston est venue s'adresser au juge André Vincent pour expliquer les conséquences qu'avaient eu sur elle les meurtres de ses deux enfants, Olivier et Anne-Sophie.

À la fin de son plaidoyer, elle s'est tournée vers l'accusé et lui a lancé: «Je veux que tu saches Guy Turcotte, tu as atteint ton objectif. Tu m'as brisé à jamais le cœur. Par contre, malgré tous les préjudices que j'ai encaissés à cause de toi, je veux que tu saches que tu n'as pas tué ma résilience, tu n'as pas tué ma capacité à m'émerveiller et ma capacité d'aimer. Même brisé, mon cœur battra toujours très fort pour Olivier et Anne-Sophie. Grâce à eux, je suis une meilleure personne».

En s'adressant au juge André Vincent, Isabelle Gaston a aussi souligné: «Je suis debout, je suis résiliente, mais j'espère qu'au moment où vous rendrez votre sentence, il y aura ce bout de papier et l'écho de ma voix pour vous rappeler une partie de ce que j'ai enduré par la faute de Guy Turcotte.»

«En tuant Olivier et Anne-Sophie, Guy Turcotte a brisé mon cœur et une grande partie de qui j'étais. Il a anéanti le précieux choix de vie que j'avais fait soit celui d'être une maman. La maman qui existait en 2009 n'existe plus et n'existera plus jamais. Socialement, psychologiquement, financièrement et professionnellement. Olivier était le plus merveilleux des petits garçons et Anne-Sophie, la plus extraordinaire des petites filles», a dit Isabelle Gaston avec la voix chargée d'émotions.

À ce moment, dans le box des accusés, Guy Turcotte a éclaté en sanglots.

Elle a expliqué au juge Vincent qu'elle a dû faire des changements de carrière et renoncer à son travail de coroner, puisque les nombreuses démarches judiciaires la rendaient moins disponible pour prendre de nouveaux dossiers.