Électrimat remporte un prix de relève entreneuriale

Électrimat remporte un prix de relève entreneuriale

Les vice-président et président d'Électrimat

ENTREPRISE. Depuis l’acquisition d’Électrimat en 2011, Christian Grenier et Mathieu Legris ont parcouru beaucoup de chemin. La vigueur et l’élan de jeunesse insufflés à l’entreprise de luminaires, matériel électrique et chauffage ont sans doute contribué à leur médaille d’argent des Médaillés de la relève.

Ce concours organisé par PwC célèbre le succès d’entreprises québécoises qui ont réussi leur processus de relève tout en assurant leur croissance. Électrimat a reçu la médaille d’argent dans la catégorie Relève entrepreneuriale lors de la remise des prix à la Caisse de dépôt et placement du Québec, le 29 mai.

Importante modernisation

Cette récompense est particulièrement significative pour les deux entrepreneurs. «Ce prix reconnait qu’on a fait une bonne <I>job<I>», résume le président Christian Grenier.

Et ce bon travail, c’est d’abord une importante modernisation, notamment par des investissements du côté de la salle de montre.

«On a donné un <I>boost<I> de jeunesse à l’entreprise, explique M. Grenier. Il y avait de vieux ordinateurs, les employés n’avaient pas de courriel. Donc, ç’a changé sur le plan technologique, mais aussi dans la façon de travailler, de gérer.»

«Ç’a été un changement de culture, vers une gestion plus participative», renchérit le vice-président Mathieu Legris.

En six ans, le chiffre d’affaires d’Électrimat a presque triplé. Le nombre d’employés est passé de 27 à 50, dont la majorité au siège social de Brossard.

L’entreprise s’est diversifiée, desservant désormais les secteurs commercial et industriel. En plus d’une succursale à Saint Hyacinthe, un magasin a ouvert ses portes à Montréal en septembre 2016, élargissant le territoire de Sorel à Valleyfield, jusqu’à Montréal et la Rive-Nord.

Vision et ambition

Christian Grenier, issu des finances, et Mathieu Legris, de la vente, ignoraient tout des luminaires et du matériel de chauffage avant de se lancer dans l’aventure Électrimat. Un marché compétitif où les indépendants se font de moins en moins nombreux face aux grandes compagnies.

«Je ne connaissais rien à la vente de détail, ni la distribution. On apprend à vitesse grand V», illustre M. Grenier

Tous deux croient néanmoins que ce qui pourrait paraitre comme une faiblesse est devenu une force. «On a apporté une nouvelle vision. On peut faire les choses différemment», témoigne le président.

La complicité entre les deux hommes d’affaires a certainement aidé à leur succès. «Si je peux donner un conseil aux entrepreneurs, c’est de trouver des gens avec qui ils ont une complémentarité, et un partage de valeurs communes», avance M. Legris.

Les deux entrepreneurs entendent poursuivre la croissance d’Électrimat. «Grow or die, comme on dit!» résume M. Legris.

Ils misent sur possiblement de nouvelles succursales et l’exploration de nouveaux marchés.

«On veut devenir le plus gros indépendant au Québec. C’est notre plan de match», conclut M. Grenier.

«Il doit y avoir des entrepreneurs d’ici qui reprennent ces entreprises, qui les amènent à un autre niveau. Si tout est acheté par des entreprises étrangères, on perd le contrôle sur notre économie», conclut Mathieu Legris.