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La vie de Ricardo Trogi, rendue en 1991


Publié le 9 août 2017

La productrice Nicole Robert, le réalisateur Ricardo Trogi, les acteurs Jean-Carl Boucher – dans le rôle de Ricardo –, Juliette Gosselin et Alexandre Nachi

©Photo: TC Media - Josianne Desjardins

Après avoir mis en scène ses souvenirs d'enfance de 1981 et l'été mémorable qu'il a vécu en 1987, le réalisateur Ricardo Trogi poursuit le récit autobiographique inspiré de sa jeunesse avec le film 1991, dont plusieurs scènes ont été tournées à Longueuil et à Montréal.

«En 1991, j'avais 21 ans, j'étais à l'université et tout le monde partait, raconte Ricardo Trogi. Certains dans l'Ouest canadien, d'autres aux États-Unis. Moi, ç’a été l'Europe. Pas parce que j'avais envie des grandes capitales culturelles. Non. Parce que j'avais envie de Marie-Ève Bernard.»

S'il ne s'agit pas du vrai nom de la jeune femme ayant déjà fait battre le cœur de Ricardo, c'est l'acteur Jean-Carl Boucher qui nous fera revivre son amour pour cette mystérieuse «femme fatale», jouée par Juliette Gosselin.

«Elle incarne le fantasme de Ricardo, il la projette dans un film romantique italien des années 1950», a dévoilé l'actrice, joliment vêtue d'une robe noire et d'un collier de perles, lors d'une visite du plateau pour les médias à Montréal, lundi.

Cet amour pousse Ricardo à faire son premier voyage sans ses parents, en Italie, pour lui dire qu'elle est la femme de sa vie.

«J'ai déjà vécu cette époque aussi. Je suis parti en Europe un mois et j'ai fait à peu près la même chose, mais j'ai surement mieux réussi mon coup que lui», raconte Jean-Carl Boucher à la blague.

Une part d'imprévisible

Toute l'équipe de tournage s'envolera maintenant pour Italie, comme le travail sur le plateau avec les écrans verts est complété.

L'acteur Alexandre Nachi en pleine conversation avec Ricardo Trogi – absent sur l'image –, dans un wagon de train reconstitué pour la scène
Photo: TC Media - Josianne Desjardins

«Les scènes les plus difficiles ont été tournées ici, raconte Ricardo Trogi. Ce qu'il reste à faire en Italie, ce sont des trucs vraiment agréables. Je suis un peu anxieux face à la façon de travailler des Italiens, parce qu'ils n'ont pas le même beat que nous. J'arrive de là et ils prenaient trois heures de lunch. Ça ralentit un peu la machine.»

Le long métrage vient clore une trilogie qui n'était pas préméditée. «Je ne sais pas si je vais poursuivre avec cette signature là où autre chose. Ça reste à déterminer. Je n'avais même jamais pensé faire une trilogie au départ», confie le réalisateur.

Chose qu'il a apprise toutefois, c'est qu'il est moins gêné de se livrer à un exercice autobiographique. N'empêche qu'il a dû prendre certaines décisions difficiles, dont celle de décevoir une partie du public en laissant de côté la famille pour se concentrer sur les aventures du voyage en Italie.

Petite incursion à Le Moyne

L'équipe de tournage avait campé ses roulottes sur la rue Charron, dans le quartier Le Moyne de l’arr. du Vieux-Longueuil, les 28 et 29 juillet, pour tourner des scènes dans la maison familiale – fictive – de Ricardo.

Le réalisateur Ricardo Trogi accompagné de sa mère fictive, l'actrice Sandrine Brisson, sur le plateau de tournage dans une demeure de la rue Charron, à Le Moyne.
Photo: TC Media - Josianne Desjardins

Lors d'une visite éclair, Le Courrier du Sud a remarqué que la «mère» de Ricardo, Claudette (Sandrine Bisson), avait mis la table pour quatre personnes, mais que la table n’accueillait que trois verres de vin rouge! Un risotto avait aussi été cuisiné pour l'occasion.

La résidence ayant servi au tournage est la même que celle louée pour le film 1987. La productrice Nicole Robert a précisé que le décor est resté intact pour les besoins du nouveau long métrage.

La sortie du film 1991 est prévue l'été prochain.