Une boutique photo livre ses derniers souvenirs

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc Publié le 16 février 2016

Nicole Delsemme, propriétaire du Photolux.

©Photo TC Media - Michel Thibault

ENTREVUE. La boutique spécialisée en photographie Photolux à Châteauguay fermera définitivement ses portes le samedi 30 avril. Une aventure de 37 ans qui s’achève dans la foulée d’une grande révolution.

«Ç’a été une grande décision à prendre. Mais, un moment donné, il faut que je décroche. Il faut que je pense à moi», dit Nicole Delsemme, propriétaire du commerce.

Son magasin exige de longues heures de travail pour des revenus en baisse constante.

L’âge d’or de la pellicule

Fondé en 1979 par sa mère Marie Delsemme et son associé Roméo Côté, Photolux a connu un âge d’or à ses premières années. Les appareils photos fonctionnaient alors avec de la pellicule qu’il fallait développer et imprimer. «On a été jusqu’à huit employés dans le temps du film. Il y en avait deux juste pour développer la pellicule. Ça roulait 24 heures par jour», fait part Nicole Delsemme. Aujourd’hui, ils sont trois. Elle, son conjoint et une employée.

L’ère numérique

Photolux a dû composer avec le passage au numérique dans les années 2000. «Nous avons été les premiers sur la Rive-Sud à posséder la nouvelle technologie. À l’époque, cela a représenté un investissement de 250 000 $», se rappelle Mme Delsemme.

Les premiers temps du numérique, les gens ont continué à faire imprimer leurs photos et l’eau apportée au moulin par le développement de films s’est tarie lentement.

L’impact du téléphone intelligent

Selon Nicole Delsemme, c’est l’avènement du téléphone intelligent et des tablettes qui a vraiment changé la donne. «Le cellulaire a donné le coup à l’impression de photos. Ça a beaucoup baissé depuis quatre ou cinq ans», souligne-t-elle. La facilité avec laquelle le téléphone permet de partager des images a fait la différence à son avis.

Les gens conservent leurs clichés sur les supports numériques, ils ne les matérialisent plus, n’en font plus d’albums, à l’exception des personnes âgées, se désole Mme Delsemme.

Déclin sur tous les fronts

De moins en moins de photos à imprimer, recul des ventes d’appareils photos et d’albums, diminution des portraits en studio, Photolux affronte des vents contraires dans toutes les directions. Et c’est sans parler des milliers de dollars à investir pour maintenir les ordinateurs et logiciels à niveau.  Il devient alors impossible de passer le flambeau, conclut la future retraitée.

En manchette

3000 participants au premier Marathon SSQ de Longueuil

RÉSULTATS. Le Marathon SSQ de Longueuil n'est plus un projet, c'est dorénavant un événement à succès, avec 3000 participants ayant répondu positivement pour l'ensemble des neuf catégories d'épreuves offertes jeudi et dimanche.

Plus de 3000 coureurs et marcheurs au premier Marathon de Longueuil

COURSE À PIED. C’est dans une ambiance festive que la foule animée s’est réunie près du Marché public de Longueuil pour assister au départ des 3 000 coureurs et marcheurs qui ont pris part au tout premier Marathon SSQ de Longueuil plus tôt ce matin. Les participants ont sillonné les rues de la ville, encouragés par des milliers de citoyens et de visiteurs. Samuel Trudel de Montréal a remporté les honneurs en terminant le 42,2 km avec un temps record de 2 heures 42 minutes et 17 secondes alors que du côté des femmes Martine Ferland de Contrecœur a franchi le fil d’arrivée avec un temps de 3 heures 23 minutes 6 secondes.

Une boutique photo livre ses derniers souvenirs

Michel Thibault michel.thibault@tc.tc Publié le 16 février 2016

Nicole Delsemme, propriétaire du Photolux.

©Photo TC Media - Michel Thibault


ENTREVUE. La boutique spécialisée en photographie Photolux à Châteauguay fermera définitivement ses portes le samedi 30 avril. Une aventure de 37 ans qui s’achève dans la foulée d’une grande révolution.

«Ç’a été une grande décision à prendre. Mais, un moment donné, il faut que je décroche. Il faut que je pense à moi», dit Nicole Delsemme, propriétaire du commerce.

Son magasin exige de longues heures de travail pour des revenus en baisse constante.

L’âge d’or de la pellicule

Fondé en 1979 par sa mère Marie Delsemme et son associé Roméo Côté, Photolux a connu un âge d’or à ses premières années. Les appareils photos fonctionnaient alors avec de la pellicule qu’il fallait développer et imprimer. «On a été jusqu’à huit employés dans le temps du film. Il y en avait deux juste pour développer la pellicule. Ça roulait 24 heures par jour», fait part Nicole Delsemme. Aujourd’hui, ils sont trois. Elle, son conjoint et une employée.

L’ère numérique

Photolux a dû composer avec le passage au numérique dans les années 2000. «Nous avons été les premiers sur la Rive-Sud à posséder la nouvelle technologie. À l’époque, cela a représenté un investissement de 250 000 $», se rappelle Mme Delsemme.

Les premiers temps du numérique, les gens ont continué à faire imprimer leurs photos et l’eau apportée au moulin par le développement de films s’est tarie lentement.

L’impact du téléphone intelligent

Selon Nicole Delsemme, c’est l’avènement du téléphone intelligent et des tablettes qui a vraiment changé la donne. «Le cellulaire a donné le coup à l’impression de photos. Ça a beaucoup baissé depuis quatre ou cinq ans», souligne-t-elle. La facilité avec laquelle le téléphone permet de partager des images a fait la différence à son avis.

Les gens conservent leurs clichés sur les supports numériques, ils ne les matérialisent plus, n’en font plus d’albums, à l’exception des personnes âgées, se désole Mme Delsemme.

Déclin sur tous les fronts

De moins en moins de photos à imprimer, recul des ventes d’appareils photos et d’albums, diminution des portraits en studio, Photolux affronte des vents contraires dans toutes les directions. Et c’est sans parler des milliers de dollars à investir pour maintenir les ordinateurs et logiciels à niveau.  Il devient alors impossible de passer le flambeau, conclut la future retraitée.