Des inquiétudes soulevées sur le taux d’absentéisme

CISSS Montérégie-Est

Publié le 13 octobre 2016

Le taux d’assurance-salaire a atteint 7,4% en juillet dans les centres hospitaliers de la Montérégie-Est.

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La légère hausse de l’assurance-salaire octroyée à des employés qui se sont absentés du travail cet été au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) Montérégie-Est inquiète les administrateurs.

L’administrateur et représentant au comité des ressources humaines, Louis Gosselin, a soulevé ce point lors de son droit parole le 26 septembre, lors du dernier conseil d’administration. « On est plus haut de 1% de la moyenne québécoise. C’est important pour nous. C’est un indicateur de l’absence et de la fatigue de notre personnel. »

Il fait référence au taux d’assurance-salaire en juillet qui s’élevait à 7,4%, La moyenne provinciale se situait à 6,63% à pareille date. Ce taux regroupe les centres hospitaliers de Sorel-Tracy, Saint-Hyacinthe, Longueuil et le Centre jeunesse.

« Mentionnons que la période estivale est une période où le taux d’assurance-salaire est généralement plus élevé […] Pendant la période estivale, le nombre d'heures travaillées est moins élevé considérant les vacances et l'utilisation de la main-d’œuvre indépendante pour assurer le remplacement de certains de nos employés en vacances », explique la conseillère en communications du CISSS, Magali Dupont.

« Nous attendons les prochains résultats pour voir si la hausse est spécifiquement reliée à la diminution du nombre d’heures travaillées durant la période estivale », ajoute-t-elle.

Au 31 mars 2016, le taux d’assurance-salaire pour le CISSS de la Montérégie était de 6,82%, sensiblement le même que mars 2015 (à 6,71%).

Ces données ont suscité plusieurs questions lors du conseil d’administration, dont celle de l’administrateur Gaétan Boucher. « Est-ce que vous utilisez ces données pour considérer l’ambiance de travail? »

La présidente-directrice générale, Louise Potvin, lui a répondu. « Je ne crois pas que c’est l’unique facteur sur lequel on doit travailler [NDLR : le climat de travail]. Il y a d’autres phénomènes. C’est important de regarder les tendances. »

La directrice des ressources humaines, Vicky Lavoie, a ajouté que des analyses sont actuellement en cours pour répertorier les absences en fonction des corps de métier et en fonction des motifs.