Il souhaite une première génération sans tabac

Semaine pour un Québec sans tabac

Patricia Blackburn patricia.blackburn@tc.tc
Publié le 21 janvier 2016

Samuel Nolet veut un Québec sans tabac pour les jeunes d'ici 10 ans.

©Photo TC Media - Patricia Blackburn

Un jeune homme de Mercier, à la tête de La gang allumée de la Montérégie, travaille activement à faire passer le taux de tabagisme chez les adolescents de 12% à 0% d’ici 2025.

Samuel Nolet, élève de 4e secondaire à l’école Louis-Philipe-Paré à Châteauguay, croit que cet objectif est tout à fait réalisable. «Si l’on considère que de 2008 à 2013, le taux de tabagisme des ados a baissé de 10%, on peut espérer que d’ici les 9 prochaines années, on pourra l’éliminer complètement», soutient-il.

Pour ce faire, il invite les écoles et les différents organismes de jeunes à adhérer à la Politique sans tabac cette année. «Nous leur fournirons une trousse pour les aider à implanter des mesures qui vont encore plus loin que la loi actuelle sur le tabac, indique le jeune leader âgé de 15 ans. Notamment en dénormalisant la consommation de tabac et en favorisant l’adoption de saines habitudes de vie», précise-t-il. Les établissements  qui y adhèrent peuvent, par exemple, interdire complètement l’usage de tabac sur leur propriété.

«Je considère les jeunes fumeurs comme les cibles de l’industrie du tabac, dit Samuel Nolet. Cette dernière tente de les accrocher pour remplacer les fumeurs qui meurent. Comme ils sont jeunes, l’industrie s’assure de pouvoir vendre des cigarettes encore longtemps.»

Encourageant

Lors de sa première année en tant que leader de La gang allumée de la Montérégie, l’année dernière, Samuel étudiait à l’école secondaire Bonnier à Mercier, qui compte les élèves de la première à la troisième secondaire. Son passage à l’école Louis-Philippe-Paré cette année ne l’a pas découragé : «Je m’attendais à ce qu’il y ait plus de fumeurs qu’à l’école Bonnier, dit-il, mais en arrivant, oui, il y a en avait plus, mais quand même moins que ce que je pensais au départ. Pour moi, c’est encourageant. Ça prouve que notre objectif d’arriver à une première génération sans tabac est réalisable!»