7 histoires qui vous donneront envie d’écraser pour de bon

Publié le 18 janvier 2016

stubbed out cigarette on calendar, quit smoking concept

©Photo Deposit photos

Dans le cadre de la Semaine pour un Québec sans tabac, jusqu’au 23 janvier, des ex-fumeurs ont accepté de livrer leur témoignage. Voici quelques histoires qui pourraient vous inspirer, que vous soyez fumeur ou non!

Dire adieu à « une bonne amie »

" Mes deux parents sont décédés d'une crise de cœur. Je fais de l'hyper-tension ainsi que du diabète. Mon médecin « m'achalait » depuis un bon moment pour que j'arrête de fumer, compte tenu des risques. On pourrait croire que c'était suffisant, mais non! Après tout, ça faisait depuis l’âge de 15 ans que je fumais sans cesse… 31 années à m'encrasser les poumons! Ça me prenait quelque chose de gros pour m'arrêter! Et c'est là que mon mari a reçu le diagnostic du cancer de la vessie. Nous avons alors décidé tous les deux de cesser de fumer. J'ai fumé ma toute dernière cigarette le soir avant de me coucher, à côté de la toilette, la larme à l'œil quand je l'ai finalement "flushée", comme si je disais adieu à une bonne amie. Sept récidives de cancer plus tard, nous n'avons toujours pas recommencé, ni triché depuis. " - Izzy Pelletier

Une survivante refuse d’être « esclave »

" Je suis ex-fumeuse et j'ai été opérée pour un cancer du poumon. Je respire seulement avec mes 3 lobes du côté droit. Avant l’opération, j’avais 85% de capacité respiratoire et après l’opération, 35% avec ma pompe. Le tout a commencé par une douleur du côté gauche que je croyais être musculaire et malheureusement, ce n’était pas le cas.

J’ai cessé de fumer la veille de mon opération. J’ai subi la chimio et la radiothérapie. L’an passé, mon chirurgien m’a dit que j’étais dans les 2% des survivants après ce genre d’opération. Je fumais beaucoup dans le passé, mais j’avais déjà cessé 6 mois pour recommencer. Plusieurs diront que je n’avais pas le choix d’écraser. Je leur réponds que j'avais le choix de cesser ou de continuer à fumer comme d’autres font après leur opération. Je ne croyais pas avoir de la volonté auparavant. Et maintenant, elle bien elle était bien là. Il ne suffit que d’aller la chercher! Croyez-moi, je ne veux plus être esclave de cette cochonnerie. On se croit invincible et on pense que cela arrive juste aux autres. Je regrette tellement d’avoir commencé à fumer, mais au moins j’ai la chance d’être encore parmi les miens. " - Diane Charest

C’est fini pour de bon

" Lors d’une simple visite chez le médecin, il m'a dit qu’il fallait que j’arrête de fumer. Je suis sortie de son bureau, j’ai écrasé mon paquet, je l'ai jeté dans la poubelle de la clinique sous le regard interrogateur des patients présents et je n'ai plus jamais fumé, il y a de cela 36 ans. " - Monique Beaudry

Avant que ça dégénère

"J'ai arrêté avec les pilules Champix. J'ai arrêté à temps, je prends deux pompes au lieu d'avoir de l'oxygène comme j'en vois parfois. " - Madeleine Galarneau

Sa femme l’a enduré

" Ça fait 29 ans que j'ai arrêté de fumer. Je fumais depuis l'âge de 18 ans jusqu'à deux paquets par jour. Voici comment j'ai arrêté : par autosuggestion ou autohypnose, durant un ou deux mois, je me convainquais d'arrêter de fumer pour ma santé et par économie. Un jour, un médecin m'a dit d’arrêter de fumer, alors ç’a été le déclic.

Mais il faut de l'aide, car ma femme a dû m'endurer durant au moins 6 mois. Je mâchouillais des morceaux de bois ou des bonbons. Le délai d’inconfort est d’entre 3 à 4 mois et le sevrage complet a été de 12 à 14 mois. Après ces délais, je pouvais sentir l'odeur du tabac sans que cela m'attire. J’ai donc pris cette gageure à une époque où il n’y avait pas de vaporettes pour m'aider, ni de « patchs ». " - Martial Chehri

Les astres étaient alignés

" Ça été une des choses les plus difficiles à faire. Dans mon cas, les astres étaient alignés. S'il y avait un élément de différent à cette époque, je fumerais encore aujourd'hui.  Je suis bien content d'avoir réussi, un changement bénéfique sur tous les points de vue. En tant qu'ex-fumeur, je trouve qu'on démonise trop la cigarette électronique. C'est un bon moyen pour ceux qui veulent arrêter. " - Denis Bélanger

Il garde le geste de fumer

" J’étais fumeur pendant plus de 28 ans et j’ai à plusieurs reprises tenté, sans réel succès, d'arrêter de fumer. Un solide et continu ratio d'un demi-paquet par jour avec une épouse non-fumeuse formidablement patiente et tolérante.

La volonté? La détermination? Ce n'est pas ce qui m'a aidé à arrêter la cigarette. C'est drôle, car c'est en écrivant ceci, maintenant ex-fumeur depuis plus de 4 ans, que je réalise pourquoi la volonté n'a pas suffi. C'est tout simplement parce que je ne le voulais pas. Je ne voulais plus risquer un cancer, mais je ne voulais pas non plus me priver du geste.

Tu veux fumer? Il y a toujours la cigarette, la pipe, et le cigare, mais maintenant il y a aussi la cigarette électronique. Tu ne veux pas subir les effets néfastes du tabac, ou sa fumée secondaire? Arrête de fumer, ou continue le geste avec la cigarette électronique.

En une seule journée, je suis passé de la cigarette à la ecig et depuis plus de 4 ans maintenant, j'ai retrouvé mon sens de l'odorat, mon souffle, et un peu plus de joie dans les yeux de ma femme, mes amis, et ma famille.

Si votre seule volonté, ou votre détermination vous suffit, je vous tire mon chapeau. Si ça ne vous suffit pas, je ne vous recommande pas d'essayer la ecig, mais plutôt de vous renseigner, rationnellement, et tirer vos propres conclusions pour voir si la ecig est une solution envisageable. Quel que soit votre solution, utilisez là pour arrêter de fumer! " - Remi Turcotte

 

En manchette

La pratique des sages-femmes encore méconnue sur le territoire

SANTÉ. Même si les futurs parents du Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre ont accès aux services de sages-femmes depuis 2011 et à une maison de naissance depuis 2013, près de 97% de la population des territoires de Longueuil, Saint-Lambert et Brossard ont utilisé les services traditionnels pour leur suivi de grossesse et leur accouchement, en 2015. Une statistique que la responsable des services sage-femme à la Maison de naissance Haut-Richelieu-Rouville a bien l'intention de faire diminuer en faisant connaître davantage sa pratique.

7 histoires qui vous donneront envie d’écraser pour de bon

Publié le 18 janvier 2016

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Dans le cadre de la Semaine pour un Québec sans tabac, jusqu’au 23 janvier, des ex-fumeurs ont accepté de livrer leur témoignage. Voici quelques histoires qui pourraient vous inspirer, que vous soyez fumeur ou non!

Dire adieu à « une bonne amie »

" Mes deux parents sont décédés d'une crise de cœur. Je fais de l'hyper-tension ainsi que du diabète. Mon médecin « m'achalait » depuis un bon moment pour que j'arrête de fumer, compte tenu des risques. On pourrait croire que c'était suffisant, mais non! Après tout, ça faisait depuis l’âge de 15 ans que je fumais sans cesse… 31 années à m'encrasser les poumons! Ça me prenait quelque chose de gros pour m'arrêter! Et c'est là que mon mari a reçu le diagnostic du cancer de la vessie. Nous avons alors décidé tous les deux de cesser de fumer. J'ai fumé ma toute dernière cigarette le soir avant de me coucher, à côté de la toilette, la larme à l'œil quand je l'ai finalement "flushée", comme si je disais adieu à une bonne amie. Sept récidives de cancer plus tard, nous n'avons toujours pas recommencé, ni triché depuis. " - Izzy Pelletier

Une survivante refuse d’être « esclave »

" Je suis ex-fumeuse et j'ai été opérée pour un cancer du poumon. Je respire seulement avec mes 3 lobes du côté droit. Avant l’opération, j’avais 85% de capacité respiratoire et après l’opération, 35% avec ma pompe. Le tout a commencé par une douleur du côté gauche que je croyais être musculaire et malheureusement, ce n’était pas le cas.

J’ai cessé de fumer la veille de mon opération. J’ai subi la chimio et la radiothérapie. L’an passé, mon chirurgien m’a dit que j’étais dans les 2% des survivants après ce genre d’opération. Je fumais beaucoup dans le passé, mais j’avais déjà cessé 6 mois pour recommencer. Plusieurs diront que je n’avais pas le choix d’écraser. Je leur réponds que j'avais le choix de cesser ou de continuer à fumer comme d’autres font après leur opération. Je ne croyais pas avoir de la volonté auparavant. Et maintenant, elle bien elle était bien là. Il ne suffit que d’aller la chercher! Croyez-moi, je ne veux plus être esclave de cette cochonnerie. On se croit invincible et on pense que cela arrive juste aux autres. Je regrette tellement d’avoir commencé à fumer, mais au moins j’ai la chance d’être encore parmi les miens. " - Diane Charest

C’est fini pour de bon

" Lors d’une simple visite chez le médecin, il m'a dit qu’il fallait que j’arrête de fumer. Je suis sortie de son bureau, j’ai écrasé mon paquet, je l'ai jeté dans la poubelle de la clinique sous le regard interrogateur des patients présents et je n'ai plus jamais fumé, il y a de cela 36 ans. " - Monique Beaudry

Avant que ça dégénère

"J'ai arrêté avec les pilules Champix. J'ai arrêté à temps, je prends deux pompes au lieu d'avoir de l'oxygène comme j'en vois parfois. " - Madeleine Galarneau

Sa femme l’a enduré

" Ça fait 29 ans que j'ai arrêté de fumer. Je fumais depuis l'âge de 18 ans jusqu'à deux paquets par jour. Voici comment j'ai arrêté : par autosuggestion ou autohypnose, durant un ou deux mois, je me convainquais d'arrêter de fumer pour ma santé et par économie. Un jour, un médecin m'a dit d’arrêter de fumer, alors ç’a été le déclic.

Mais il faut de l'aide, car ma femme a dû m'endurer durant au moins 6 mois. Je mâchouillais des morceaux de bois ou des bonbons. Le délai d’inconfort est d’entre 3 à 4 mois et le sevrage complet a été de 12 à 14 mois. Après ces délais, je pouvais sentir l'odeur du tabac sans que cela m'attire. J’ai donc pris cette gageure à une époque où il n’y avait pas de vaporettes pour m'aider, ni de « patchs ». " - Martial Chehri

Les astres étaient alignés

" Ça été une des choses les plus difficiles à faire. Dans mon cas, les astres étaient alignés. S'il y avait un élément de différent à cette époque, je fumerais encore aujourd'hui.  Je suis bien content d'avoir réussi, un changement bénéfique sur tous les points de vue. En tant qu'ex-fumeur, je trouve qu'on démonise trop la cigarette électronique. C'est un bon moyen pour ceux qui veulent arrêter. " - Denis Bélanger

Il garde le geste de fumer

" J’étais fumeur pendant plus de 28 ans et j’ai à plusieurs reprises tenté, sans réel succès, d'arrêter de fumer. Un solide et continu ratio d'un demi-paquet par jour avec une épouse non-fumeuse formidablement patiente et tolérante.

La volonté? La détermination? Ce n'est pas ce qui m'a aidé à arrêter la cigarette. C'est drôle, car c'est en écrivant ceci, maintenant ex-fumeur depuis plus de 4 ans, que je réalise pourquoi la volonté n'a pas suffi. C'est tout simplement parce que je ne le voulais pas. Je ne voulais plus risquer un cancer, mais je ne voulais pas non plus me priver du geste.

Tu veux fumer? Il y a toujours la cigarette, la pipe, et le cigare, mais maintenant il y a aussi la cigarette électronique. Tu ne veux pas subir les effets néfastes du tabac, ou sa fumée secondaire? Arrête de fumer, ou continue le geste avec la cigarette électronique.

En une seule journée, je suis passé de la cigarette à la ecig et depuis plus de 4 ans maintenant, j'ai retrouvé mon sens de l'odorat, mon souffle, et un peu plus de joie dans les yeux de ma femme, mes amis, et ma famille.

Si votre seule volonté, ou votre détermination vous suffit, je vous tire mon chapeau. Si ça ne vous suffit pas, je ne vous recommande pas d'essayer la ecig, mais plutôt de vous renseigner, rationnellement, et tirer vos propres conclusions pour voir si la ecig est une solution envisageable. Quel que soit votre solution, utilisez là pour arrêter de fumer! " - Remi Turcotte