Retard probable dans l'échéancier du Réseau électrique métropolitain


Publié le 14 juin 2017

L'échéancier du REM de la Caisse de dépôt et placement était initialement fixé pour la fin de 2020.

©Photo: Gracieuseté

POLITIQUE. La mise en service du Réseau électrique métropolitain (REM), initialement prévue pour 2020, sera vraisemblablement compromise. Selon ce que rapporte le quotidien La Presse aujourd'hui, le gouvernement Couillard ne fera pas appel au bâillon pour contraindre l'Assemblée nationale d'adopter le projet de loi 137 avant la fin de la session parlementaire vendredi.

Le projet de loi 137 doit sceller l'entente entre le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt et placement (CDPQ) pour la réalisation du projet de train électrique. Il prévoit aussi le cadre légal d'éventuelles expropriations afin de faire place au nouveau réseau.

Ce retard de l'échéancier engendrera potentiellement des coûts supplémentaires pour la Caisse, qui pourrait également faire face à d'importants obstacles.

Selon l'échéancier initial, CDPQ-Infra, filiale de la Caisse responsable du projet, devait faire installer le réseau de voies ferrées du REM sur le nouveau pont Champlain avant sa mise en service en 2018. Cette stratégie avait comme avantage principal que la mise en place du réseau pouvait se faire sans perturber la circulation sur le nouveau pont, la structure n'étant pas encore en opération. CDPQ-Infra n'avait ainsi pas à défaire les installations situées à proximité, qui auraient été installées après le passage du réseau de voies ferrées.

Selon des proches du dossier, la pièce législative aurait été déposée trop tardivement pour une adoption avant l'été, les questions soulevées étant souvent complexes et elles méritent une étude approfondie.

La commission parlementaire sera convoquée une nouvelle fois à la mi-août pour que le projet de loi soit prêt pour l'adoption lors de la reprise des travaux de l'Assemblée nationale, le 19 septembre.

Pas encore trop tard selon le ministre

Le ministre des Finances Carlos Leitão a assuré ce matin qu'il est encore possible de lancer la construction du REM à temps et de respecter l'échéancier, si l'adoption du projet de loi se fait dès la reprise des travaux parlementaires.

M. Leitão a souligné que rien ne laisse croire que les partis de l'opposition ont délibérément retardé l'adoption de la loi.

Le ministre des Transports Laurent Lessard a cependant tenu un autre discours que son collègue, soulignant que le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) ont voté contre l'adoption du principe du projet de loi, admettant du même souffle qu'on ne pouvait pas parler d'une obstruction systématique dans le dossier.