Des marchands craignent que le prix des fruits et légumes reste élevé

Patricia Blackburn patricia.blackburn@tc.tc Publié le 9 février 2016

Jacques Landry, propriétaire de Fruits et Légumes Mercier.

©Photo TC Media - Patricia Blackburn

Les marchands de fruits et de légumes ont l’habitude d’une ou deux semaines difficiles en janvier, où ils peinent à trouver de la marchandise à bon prix. Mais cette année, les semaines s’éternisent. Et il faudra peut-être s’y habituer.

En 35 ans de carrière dans le milieu, je n’ai jamais vu ça. C’est la première fois que ça dure aussi longtemps

Jacques Landry

«Le monde de l’alimentation est de plus en plus difficile, remarque Martin Lavoie, directeur du IGA de Châteauguay. «Avec le taux de change du dollar canadien et les problèmes de sécheresse qu’il y a eu en Californie et en Floride, c’est actuellement très ardu d’offrir des fruits et des légumes à un prix compétitif, constate-t-il. Il arrive même, parfois, que l’on passe une commande et qu’on ne la reçoive jamais».

Mais il ne s’alarme pas pour autant, puisque des épisodes semblables se sont déjà produits dans les années passées. «Ça finira par se replacer», pense le directeur qui précise que pour rester compétitif dans ces périodes difficiles, il doit baisser sa marge de profit. «On trouve que le chou-fleur est cher, mais il le serait encore plus si aucun ajustement n’était fait!» 

Les cultures de noix remplacent le brocoli

Ayant visité la Californie l’année dernière, Jacques Landry, propriétaire de Fruits et Légumes Mercier, a constaté que plusieurs agriculteurs de cette région abandonnent des cultures moins lucratives, comme le brocoli ou les échalotes, pour d’autres plus payantes, comme les noix ou les vignes. «L’hiver, la Floride et la Californie sont nos principaux fournisseurs. En plus de la faiblesse du dollar et des sécheresses, cette situation crée une rareté pour certains produits», expose le marchand qui craint que cette tendance ne devienne chose courante dans les prochaines années.

Il parvient toutefois à tirer son épingle du jeu. Au moment du passage du Soleil de Châteauguay dans son commerce, il annonçait  son chou-fleur à 1, 99$, alors que plusieurs de ses concurrents le vendaient plus du double.

«Il faut bien sûr baisser notre marge de profit pour rester compétitif, mais mon avantage, c’est que les coûts de transport sont souvent moins élevés que les grandes chaînes, surtout pendant l’été, puisque nous valorisons les producteurs locaux», dit-il.

En manchette

Un succès humain bien avant d’être un triomphe télévisuel

ANIMAUX. La série Refuge animal a apporté un bon nombre de retombées positives pour les Services animaliers de la Rive-Sud (SARS), situés à Boucherville. Très rapidement, les employés ont pu constater l'ampleur de la popularité de la série, alors que le nombre de demandes de bénévolat et d'adoption a grimpé en flèche.

Des marchands craignent que le prix des fruits et légumes reste élevé

Patricia Blackburn patricia.blackburn@tc.tc Publié le 9 février 2016

Jacques Landry, propriétaire de Fruits et Légumes Mercier.

©Photo TC Media - Patricia Blackburn


Les marchands de fruits et de légumes ont l’habitude d’une ou deux semaines difficiles en janvier, où ils peinent à trouver de la marchandise à bon prix. Mais cette année, les semaines s’éternisent. Et il faudra peut-être s’y habituer.

En 35 ans de carrière dans le milieu, je n’ai jamais vu ça. C’est la première fois que ça dure aussi longtemps

Jacques Landry

«Le monde de l’alimentation est de plus en plus difficile, remarque Martin Lavoie, directeur du IGA de Châteauguay. «Avec le taux de change du dollar canadien et les problèmes de sécheresse qu’il y a eu en Californie et en Floride, c’est actuellement très ardu d’offrir des fruits et des légumes à un prix compétitif, constate-t-il. Il arrive même, parfois, que l’on passe une commande et qu’on ne la reçoive jamais».

Mais il ne s’alarme pas pour autant, puisque des épisodes semblables se sont déjà produits dans les années passées. «Ça finira par se replacer», pense le directeur qui précise que pour rester compétitif dans ces périodes difficiles, il doit baisser sa marge de profit. «On trouve que le chou-fleur est cher, mais il le serait encore plus si aucun ajustement n’était fait!» 

Les cultures de noix remplacent le brocoli

Ayant visité la Californie l’année dernière, Jacques Landry, propriétaire de Fruits et Légumes Mercier, a constaté que plusieurs agriculteurs de cette région abandonnent des cultures moins lucratives, comme le brocoli ou les échalotes, pour d’autres plus payantes, comme les noix ou les vignes. «L’hiver, la Floride et la Californie sont nos principaux fournisseurs. En plus de la faiblesse du dollar et des sécheresses, cette situation crée une rareté pour certains produits», expose le marchand qui craint que cette tendance ne devienne chose courante dans les prochaines années.

Il parvient toutefois à tirer son épingle du jeu. Au moment du passage du Soleil de Châteauguay dans son commerce, il annonçait  son chou-fleur à 1, 99$, alors que plusieurs de ses concurrents le vendaient plus du double.

«Il faut bien sûr baisser notre marge de profit pour rester compétitif, mais mon avantage, c’est que les coûts de transport sont souvent moins élevés que les grandes chaînes, surtout pendant l’été, puisque nous valorisons les producteurs locaux», dit-il.