Évaluation foncière: la valeur des terrains vacants monte en flèche

Olivier Robichaud olivier.robichaud@tc.tc Publié le 25 novembre 2015

Les terrains vacants à développer se font de plus en plus rares sur le territoire de l'agglomération de Longueuil, si bien que leur valeur a bondi de plus de 59%.

©TC Media – Archives

Le développement immobilier risque de coûter beaucoup plus cher sur le territoire de l'agglomération de Longueuil. La valeur des terrains vacants a augmenté de 52,8% entre 2011 et 2014.

C'est ce que démontrent les chiffres publiés dans le plus récent rôle d'évaluation foncière de l'agglomération, diffusé plus tôt ce mois-ci sur le site web de la Ville de Longueuil et décrivant la situation du marché au 1er juillet 2014.

«Cette situation s'explique par la loi de l'offre et de la demande et par la rareté des terrains non exploités encore disponibles sur la Rive-Sud», lit-on dans un communiqué diffusé le 9 novembre.

La Ville de Saint-Lambert, par exemple, est développée à plus de 98% depuis longtemps déjà. Brossard, qui a accueilli d'importants projets de développement au cours des dernières années, notamment le Quartier DIX30, est de son côté développée à plus de 96%, et la Ville a récemment annoncé son intention de miser sur le redéveloppement de quartiers dévitalisés. Ce qui cause certains problèmes aux propriétaires situés près de l'ancien golf.

À Longueuil, plusieurs terrains visés par d'importants projets, notamment le prolongement et le développement du boul. Moïse-Vincent, sont maintenant sous le coup d'un moratoire. La Ville attend le nouvel inventaire des milieux naturels, qui devait être déposé cet automne.

Des projets pour construire 700 maisons et 275 appartements sont entre autres sur la glace.

Ralentissement immobilier

Toutes les catégories de propriétés résidentielles ont connu une augmentation de leur valeur depuis la dernière évaluation municipale, mais ces augmentations sont largement inférieures à celles publiées à l'époque. L'ensemble des propriétés résidentielles a connu une augmentation de 6,8% entre 2011 et 2014, contre 18,3% trois ans plus tôt.

La valeur des propriétés unifamiliales a augmenté de 6,6% (19,7% en 2011), alors que celle des condos a augmenté de 3,7% (14,5% en 2011).

Du côté des logements locatifs, principalement les appartements, la valeur des propriétés a continué d'augmenter à un rythme soutenu. La valeur des propriétés de moins de six logements a crû de 7,4% (17,5% en 2011), un chiffre qui grimpe à 13,3% pour celles qui comptent plus de six logements (18,7% en 2011).

Ces chiffres reflètent le ralentissement des ventes constaté dans le secteur immobilier au cours des dernières années, un phénomène largement rapporté dans divers médias.

Selon l'Agglomération de Longueuil, ces chiffres reflètent le marché immobilier tel qu'il était en juillet 2014.

Reprise à prévoir

Divers indicateurs attestent toutefois que le marché immobilier a repris sur la Rive-Sud et ailleurs dans la région métropolitaine.

Selon la Chambre immobilière du Grand Montréal, la métropole a connu une augmentation de 9% des ventes résidentielles au cours du mois d'octobre. Il s'agit de la neuvième hausse consécutive, après plusieurs années difficiles.

Sur la Rive-Sud, l'augmentation est de 14%.

Parallèlement, le prix médian de vente d'une maison unifamiliale a atteint pour la première fois le plateau de 300 000$, une progression de 5% par rapport à l'an dernier.

Dans l'agglomération de Longueuil, la valeur moyenne – qui ne doit pas être confondue avec le prix médian – d'une propriété unifamiliale est de 347 779$.

 

Prix médian ou prix moyen?

La Fédération des chambres immobilières du Québec et les chambres immobilières de la province commentent désormais l’évolution du prix des propriétés en se basant sur le prix médian, généralement un meilleur indicateur pour traiter du prix des propriétés que le prix moyen.

La médiane est la valeur qui permet de partager une série en deux parties égales. Ainsi, le prix médian d’une propriété est celui qui indique que la moitié des transactions ont eu cours à un prix inférieur et l’autre moitié à un prix supérieur. Par exemple, un prix médian de 150 000$ indique que 50% des propriétés se sont vendues en deçà de 150 000$ et l’autre 50% à un prix supérieur.

L’avantage de la médiane comme mesure de tendance centrale est qu’elle n’est pas influencée par les valeurs extrêmes, contrairement au prix moyen.

(Source: Fédération des chambres immobilières du Québec)

En manchette

Évaluation foncière: la valeur des terrains vacants monte en flèche

Olivier Robichaud olivier.robichaud@tc.tc Publié le 25 novembre 2015

Les terrains vacants à développer se font de plus en plus rares sur le territoire de l'agglomération de Longueuil, si bien que leur valeur a bondi de plus de 59%.

©TC Media – Archives


Le développement immobilier risque de coûter beaucoup plus cher sur le territoire de l'agglomération de Longueuil. La valeur des terrains vacants a augmenté de 52,8% entre 2011 et 2014.

C'est ce que démontrent les chiffres publiés dans le plus récent rôle d'évaluation foncière de l'agglomération, diffusé plus tôt ce mois-ci sur le site web de la Ville de Longueuil et décrivant la situation du marché au 1er juillet 2014.

«Cette situation s'explique par la loi de l'offre et de la demande et par la rareté des terrains non exploités encore disponibles sur la Rive-Sud», lit-on dans un communiqué diffusé le 9 novembre.

La Ville de Saint-Lambert, par exemple, est développée à plus de 98% depuis longtemps déjà. Brossard, qui a accueilli d'importants projets de développement au cours des dernières années, notamment le Quartier DIX30, est de son côté développée à plus de 96%, et la Ville a récemment annoncé son intention de miser sur le redéveloppement de quartiers dévitalisés. Ce qui cause certains problèmes aux propriétaires situés près de l'ancien golf.

À Longueuil, plusieurs terrains visés par d'importants projets, notamment le prolongement et le développement du boul. Moïse-Vincent, sont maintenant sous le coup d'un moratoire. La Ville attend le nouvel inventaire des milieux naturels, qui devait être déposé cet automne.

Des projets pour construire 700 maisons et 275 appartements sont entre autres sur la glace.

Ralentissement immobilier

Toutes les catégories de propriétés résidentielles ont connu une augmentation de leur valeur depuis la dernière évaluation municipale, mais ces augmentations sont largement inférieures à celles publiées à l'époque. L'ensemble des propriétés résidentielles a connu une augmentation de 6,8% entre 2011 et 2014, contre 18,3% trois ans plus tôt.

La valeur des propriétés unifamiliales a augmenté de 6,6% (19,7% en 2011), alors que celle des condos a augmenté de 3,7% (14,5% en 2011).

Du côté des logements locatifs, principalement les appartements, la valeur des propriétés a continué d'augmenter à un rythme soutenu. La valeur des propriétés de moins de six logements a crû de 7,4% (17,5% en 2011), un chiffre qui grimpe à 13,3% pour celles qui comptent plus de six logements (18,7% en 2011).

Ces chiffres reflètent le ralentissement des ventes constaté dans le secteur immobilier au cours des dernières années, un phénomène largement rapporté dans divers médias.

Selon l'Agglomération de Longueuil, ces chiffres reflètent le marché immobilier tel qu'il était en juillet 2014.

Reprise à prévoir

Divers indicateurs attestent toutefois que le marché immobilier a repris sur la Rive-Sud et ailleurs dans la région métropolitaine.

Selon la Chambre immobilière du Grand Montréal, la métropole a connu une augmentation de 9% des ventes résidentielles au cours du mois d'octobre. Il s'agit de la neuvième hausse consécutive, après plusieurs années difficiles.

Sur la Rive-Sud, l'augmentation est de 14%.

Parallèlement, le prix médian de vente d'une maison unifamiliale a atteint pour la première fois le plateau de 300 000$, une progression de 5% par rapport à l'an dernier.

Dans l'agglomération de Longueuil, la valeur moyenne – qui ne doit pas être confondue avec le prix médian – d'une propriété unifamiliale est de 347 779$.

 

Prix médian ou prix moyen?

La Fédération des chambres immobilières du Québec et les chambres immobilières de la province commentent désormais l’évolution du prix des propriétés en se basant sur le prix médian, généralement un meilleur indicateur pour traiter du prix des propriétés que le prix moyen.

La médiane est la valeur qui permet de partager une série en deux parties égales. Ainsi, le prix médian d’une propriété est celui qui indique que la moitié des transactions ont eu cours à un prix inférieur et l’autre moitié à un prix supérieur. Par exemple, un prix médian de 150 000$ indique que 50% des propriétés se sont vendues en deçà de 150 000$ et l’autre 50% à un prix supérieur.

L’avantage de la médiane comme mesure de tendance centrale est qu’elle n’est pas influencée par les valeurs extrêmes, contrairement au prix moyen.

(Source: Fédération des chambres immobilières du Québec)